Plus deEn termes de puissance utile à la recharge des véhicules électriques, l’Ouest lausannois ne souffre d’aucune lacune. C’est du moins ce qui a été mis en avant dans la stratégie électromobilité réalisée en 2024 par les Communes de Bussigny, Crissier, Ecublens et Prilly. Cette étude avait été motivée par une étude similaire réalisée par la commune de Saint-Sulpice. L’autre grande conclusion était la mauvaise répartition géographique de cette offre, largement concentrée dans des zones spécifiques, généralement situées loin des zones résidentielles.
Le périmètre des 4 communes regroupait en 2024 environ 21’500 voitures de tourisme, dont plus de 1’100 véhicules rechargeables (640 électriques à batterie et 480 hybrides rechargeables). Le taux d’électrification de 5,2 % étant en ligne avec la moyenne suisse (5,0 %).
L’offre est suffisante en termes de puissance mais reste marquée par une forte concentration géographique. En effet, l’essentiel des points de recharge est regroupé dans des « hubs » de plus de 10 bornes, principalement situés sur des sites privés ou semi-publics comme le Millenium à Crissier (40 points), le QG Center de QoQa à Bussigny (40 points) ou encore les points de recharge liés à l’EPFL.
L’augmentation de la population liée à la densification de l’Ouest lausannois combinée aux objectifs nationaux d’électrification du parc automobile, vont faire augmenter fortement les besoins en solution de recharge. Ces derniers ont été modélisés pour les 4 communes à 2,5 GWh/an en 2023 puis, à 17,8 GWh/an en 2030 soit une multiplication par 7 du besoin de consommation actuel.
Une stratégie à deux niveaux :
L’étude préconise d’intégrer des obligations de pré-équipement (norme SIA 2060) dans les nouveaux bâtiments et les rénovations majeures pour garantir un « droit à la prise » effectif.
Pour le réseau public, ce sont donc des grappes de 4 à 5 bornes AC lentes qui sont privilégiées pour des aspects économiques et d’utilisation. Leur localisation doit être orientée par la demande émanant des zones résidentielles. Les points d’intérêts communaux (infrastructures sportives, culturelles, …) ne sont pas des points à privilégier. Le développement de la recharge rapide sur le territoire n’est pas opportun car il induit du trafic de transit. Pour terminer et dans une logique d’exemplarité, les communes peuvent équiper leurs places pour les employés et les véhicules communaux dont elles disposent.
[1] Les bornes de recharges peuvent être lentes ou rapides selon la puissance qu’elles fournissent. Une borne AC lente fournit jusqu’à 22kW et permet de recharger la batterie entre 2 et 5 heures. Une borne rapide peut fournir jusqu’à 300 kW, ce qui permet de faire la recharge en une quinzaine de minutes.
< page en cours de rédaction >