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Gare de Renens : un rôle clé à assumer dans la mobilité de toute une région

La fréquentation de la gare de Renens est en forte augmentation. Le pôle des Hautes Ecoles y contribue de manière importante, comme le développement actuel et à venir de l’Ouest lausannois. Responsables politiques et des transports se sont récemment réunis pour poser les jalons de la future desserte d’une gare appelée à jouer un rôle-clé dans la mobilité de toute une région. Des travaux conséquents vont y être réalisés avant la fin de la décennie pour mieux accueillir le nombre croissant de voyageurs. Le rétablissement d’un InterRegio aux heures de pointe a été évoqué. A l’heure actuelle, 288 trains RegioExpress et du RER vaudois font halte dans cette gare, chaque jour.

Réunis, à l’initiative de la Ville de Renens appuyée par le bureau du Schéma directeur de l’Ouest lausannois (SDOL), pour discuter de la desserte CFF de la gare de Renens, des représentants des CFF, de la Confédération, du Canton, des Communes de Renens, Chavannes, Crissier et Écublens ainsi que des Hautes Écoles ont pris la mesure de l’importance de l’attente des clients CFF à la gare de Renens comme de la forte complexité des contraintes pour y répondre. Ils se sont donné ensemble l’objectif de rechercher des solutions et l’espoir d’en trouver à court, moyen et long terme pour renforcer une desserte de la gare en lien avec l’importance de son développement récent et à venir.

La gare de Renens est à la veille de travaux importants (2013-2019) pour lesquels plus de 300 millions de francs seront investis par les CFF, le Canton, les Communes et la Confédération. Ces travaux vont concerner tant les quais, élargis et rallongés, que les accès voyageurs et piétons, par l’élargissement du passage sous-voies inférieur et la création d’une nouvelle passerelle. Le rôle d’importante interface de transports publics dévolu à la gare de Renens sera encore renforcé par la requalification du terminus du métro m1 au sud, l’arrivée prévue du tram t1 au nord, et l’amélioration du réseau de bus dont la constante progression depuis 2010 connaîtra un nouveau bond en avant avec l’arrivée de la ligne tl 25 en août 2014.

Ces développements répondent à une fréquentation en forte augmentation. Actuellement déjà, la gare de Renens voit transiter journellement un nombre de passagers CFF équivalent à celui de la gare de Morges ou de celle de Nyon. Le pôle des Hautes Écoles, avec ses 30 000 usagers, y contribue pour une part importante, comme la croissance actuelle et programmée des habitants et emplois dans l’Ouest lausannois.

Dans ce contexte particulier, un certain nombre d’utilisateurs avaient réagi suite à l’introduction du nouvel horaire CFF 2013. Cet horaire a vu la suppression de l’arrêt des trains InterRegio (IR) assurant les liaisons directes avec le Valais et Genève aéroport et leur remplacement par des Regio Express (RE), occasionnant des temps de trajet ou transbordements supplémentaires. Cette évolution est apparue paradoxale au vu de l’usage actuel de la gare et de ses développements à venir. Une pétition d’usagers des Hautes Écoles avait été déposée pour le retour des liaisons rapides entre Renens – Genève, Brigue et Genève aéroport, relayées par des interventions de la direction de l’EPFL et de la Ville de Renens. La question de l’arrêt d’un IR, au moins aux heures de pointe, sera réétudiée par les CFF à court-terme, et des arrêts de type IR réenvisagés une fois les infrastructures le permettant (Léman 2030).

Les partenaires savent que les solutions qu’ils ont convenu de rechercher seront difficiles à dégager. Si le nouvel horaire CFF a abouti à la suppression de l’arrêt de l’IR, il a d’un autre côté permis d’augmenter le nombre de trains RE et RER desservant la gare de Renens (288 par jour), proche de la limite imposée par l’infrastructure actuelle et par les perturbations liées aux travaux à venir pour l’améliorer.

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